Les fossiles des vertébrés des faluns du val de Loire Périssodactyles
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Anchitherium Le cheval des débuts du Miocène

La dent basse...

AgrandirDents supérieures

Chez Anchitherium, les prémolaires ont pris la même forme que les molaires et sont difficiles à discerner des molaires. La complexification des crêtes d’émail est déjà esquissée chez Anchitherium et ira en se raffinant avec l’évolution des équidés. Ces dents contrastent avec celles des chevaux actuels par la faible hauteur de la couronne.

 

Le cheval du miocène...

Anchitherium Aurelianense est un Equidé de la taille d'un petit âne dont les pattes portent 3 doigts. Il n’est pas l’ancêtre direct du cheval mais une voie évolutive parallèle éteinte. Contrairement à la plupart des animaux migrants, Anchitherium n’est pas venu d’Afrique mais d’Amérique par le détroit de Béring, d’où il a colonisé l’Asie puis l’Europe.

Il est même remarquable de voir que par 3 vagues successives, le nouveau monde a exporté ses chevaux par le détroit de Béring (en sens inverse des migrations de la plupart des autres animaux).

Anchitherium (-20 mA) lors d’une première vague, suivi d’hipparion (-11,5 mA) et en enfin d’Equus (-2,5 mA).

Le plus étonnant dans cette histoire, c’est que le cheval a fini par disparaître des Amériques. Et c’est l’homme après Christophe Colomb qui a réintroduit le cheval dans son berceau sur le continent Américain.

En dehors de la taille, les différences les plus emblématiques entre les Anchitheriums et les chevaux actuels se situent au niveau des doigts et des dents.

Les Anchitheriums ont fait preuve d’une grande stabilité dans le temps et dans l’espace puisqu’on dénombre assez peu d’espèces sur ses millions d’années de présence. On a cependant dû définir des races locales pour prendre en compte les singularités de certaines populations.

Une ascension fulgurante

Dents supérieures Les molaires des Anchitheriums sont des dents basses caractérisées par la simplicité du dessin formé par la crête d’émail sur la partie triturante. C’est un mangeur de feuilles à la texture tendre.


Au contraire, le fût des dents des chevaux modernes est très haut et les tracés d’émail sont complexes de manière à augmenter les parties dures sur la portée des dents. Le cément, d'aspect plus terne, se loge dans les vallées. Le cheval est animal des plaines, un mangeur d’herbe, ce qui use beaucoup les dents, à cause de la teneur en silice des herbacées et aussi des poussières abrasives déposées par le vent sur les tiges.


L’augmentation de hauteur de couronne entre ces 2 animaux sont tout simplement étonnante!