Les fossiles des vertébrés des faluns du val de Loire Insectivores
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Insectivores du miocène

Les animaux de l'ombre

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Cette petite prémolaire d’insectivore est assez simple et donc assez difficile à déterminer. Pourtant la dent est trapue et la racine antérieure est arquée. Il existe un cingulum continu autour de la dent. Devant cette dent, on trouve 2 petites alvéoles qui pourraient correspondre aux prémolaires uniradicluées des dimylidés.

Tous ces caractères renvoient à une pm4 d'un dimylidé. Il n’est pas possible de certifier cette appartenance, parce que certains hérissons du miocène possèdent également des dents robustes, mais la famille des dimylidés reste la plus probable pour cette dent. Ce serait alors la première mention d'un dimylidé dans les faluns...

 

Un étrange animal aquatique...

La famille des dimylidés est aujourd’hui éteinte mais était assez largement répandue en Europe au Miocène. La caractéristique principale de ces animaux c’est la présence de 2 grosses molaires débordant de la mandibule. Cette dentition plutôt robuste pour des insectivores fait penser à celle des desmans (les étranges « taupes aquatiques ») et on pense que les 2 familles devaient voir à peu près la même écologie. Les proies des dimylidés seraient plutôt des invertébrés à paroi dure (petits escargots, petits crustacés…) qui pourraient justifier des dents assez résistantes. On ne peut exclure de petits coquillages mais la taille de l’animal n’est pas trop compatible avec des proies telles que les bivalves à la coque épaisse.
Dans la famille des dimylidés, le genre Plesiodimylus est dominant pendant la plus grande partie du miocène. En Europe, on a trouvé de fortes concentrations de restes de ces animaux issus de pelotes de rejection d’oiseaux de proie. On est amèné à penser que l’écologie des dimylidés n’était pas qu’aquatique mais probablement amphibie, et peut-être même terrestre pour certaines espèces.

Hérissons