Les fossiles des vertébrés des faluns du val de Loire Cétacés
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Les autres cétacés à dents : les Odontocètes

Mais comment ça marche?…

Dans l’eau la diffusion du son est extrêmement efficace.
C’est donc naturellement que les mammifères marins ont développé un sens de l’ouie performant.
On pense que les cétacés sont capables de capter des sons émis à plusieurs centaines de km. Mieux encore, ils mettent à profit cette capacité d’écoute pour faire de l’écholocation en émettant des sons à partir du melon frontal, à la manière d’un sonar.

Les cétacés Odontocètes n’ont pas d’oreille proprement dite. En contrepartie, il existe des canaux adipeux dans la région de la mandibule pour guider le son vers l’oreille moyenne. Cette graisse dans la mâchoire agit comme un canal de faible résistance jusqu’à la bulle tympanique.

L’oreille moyenne et interne des cétacés est constituée de 2 structures accolées appelées le complexe tympano-périotique, qui est bien isolé du reste du crâne. Ce complexe est rattaché au crâne par des ligaments et est relié au cerveau grâce au nerf cochléen. Cette séparation du crâne augmente l’indépendance des 2 oreilles, ce qui améliore la localisation sous l’eau.

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La première structure est donc la bulle tympanique en contact avec les tissus des canaux conducteurs. Le son entrant qui heurte la mandibule est focalisé sur cet os. Les ondes sonores provoquent l’entrée en vibration de la surface osseuse de cette cymbale qui amplifie le signal. Cette bulle s’articule sur l’os périotique qui est en contact avec le mécanisme d’horlogerie de conversion du son. Les vibrations y sont traduites et converties en signal nerveux sur la cochlée (petit tortillon) via la transmission par les 3 mini-os (Marteau enclume et étrier). Ce mécanisme est extrêmement performant.

La plus curieuse des différences entre l’oreille d’un odontocète et d’un mammifère terrestre est la migration de la cochlée dans la profondeur de l’os périotique où elle s’est aménagée une perforation à sa mesure.
La signification écologique de ce raffinement reste cependant énigmatique. On retrouve ce même phénomène chez les siréniens.