Les fossiles des vertébrés des faluns du val de Loire Artiodactyles
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Les cervidés … et les apparentés

Au départ, les ruminants endémiques d'Europe ne portaient pas de ramure. Au tout début du miocène Aucun ruminant ne porte d'appendice frontaux.

Ce sont des espèces migrantes qui ont apporté l'innovation des bois en Anjou-Touraine. Procervulus portait des bois persistants. Le caractère caduc des andouillers est apparu avec Ligeromeryx de manière occasionelle puis Dicrocerus de manière systématique. Chez Dicrocerus, un pédoncule reste en place mais toute la partie arborescente tombe tous les ans. Les formes modernes perdent l'intégralité des ramures. Au sein du foisonnement dans du monde Artidactyle, des évolutions voient le jour. Certaines espèces montrent des chevilles osseuses qui se renforcent avec un étui corné. C'est le point de départ de l'essor des Bovoïdes. Entre les cervoïdes et les Bovoides, se trouvent des formes intermédiaires : les girafoïdes. Elles développent une cheville osseuse sous-cutanée qui n'est pas solidaire du crâne. La fusion osseuse de la cheville intervient tardivement dans la croissance de l'animal. Avec l'âge, ces ossicônes ont tendance à s'entourer de corne. Ces appendices existent chez les girafes mais aussi chez les okapis chez qui ils tombent rapidement.

Détermination de l’espèce : à s’y casser les dents

La détermination précise des espèces est quelque chose de difficile tant les dents se ressemblent et tellement il y a d'espèces! Les dents sont tellement semblables qu'il a fallu d'autres critères pour définir les espèces comme la forme des bois.

Au début du siècle  L. Mayet résume la situation:

« Il faut bien reconnaître que si l'on avait en mains seulement des molaires, il serait difficile, sinon impossible de faire une distinction entre les Dremotherium, les Amphitragulus, etc et les premiers cervidés à bois. »

Les bois : témoins de la diversité

La découverte des bois de cervidés a permis d'élargir le champ de connaissance de la faune des ruminants à bois du miocène. Là où les critères dentaires ne permettaient qu'une distinction limitée, la forme des bois assez foisonnante a forcé les paléontologues à reconsidérer le nombre d'espèces présentes à cette époque.

 

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Les bois ne varient pas seulement d'une espèce à l'autre, mais aussi au sein d'une même espèce. En effet les juvéniles ont des bois moins développés que des animaux plus vieux. Par ailleurs, on soupçonne que chez certaines espèces les femelles avaient également des bois…