Les fossiles des vertébrés des faluns du val de Loire Tortues
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Quelques restes ambigus

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Ce petit résidu d'os mesure à peine 1 mm, et pourtant on voit nettement une rangée dentaire. L'absence de foramen sur la face labiale tend à prouver qu'il s'agit d'un morceau de mâchoire d'amphibien. Anoure ou bien urodèle?

 

Et puis, le corps vertébral de cette petite vertèbre est un peu plus facile à déterminer. On peut observer 2 condyles à l'arrière du corps et la cassure nette d'un autre condyle à l'avant. Il doit donc s'agir d'une vertèvre sacrée d'une grenouille ou bien d'un discoglosse. C'est là que s'articule l'urostyle qui se prolonge vers l'arrière.

En déclin?

La famille des amphibiens (groupe considéré comme non naturel) est connu depuis plus de 360 millions d'années. Actuellement ce groupe est composé de plus de 5000 espèces, ce qui est finalement peu comparé aux 8000 oiseaux et aux 28000 espèces de poissons connues.

L'écrasante majorité du groupe est constituée par des espèces d'anoures, le groupe des grenouilles.

Le problème des amphibiens, c'est l'ambigüité du rapport avec l'eau et avec la terre ferme. Jamais complètement dedans, jamais complètement dehors.

De fait, les amphibiens se sont trouvés à être plus lents que les poissons dans l'eau et plus lents que les reptiles sur terre. En plus le passage par une phase larvaire n'a pas simplifié le cycle de vie des amphibiens.

Alors pour survivre les espèces qui sont parvenues jusqu'à nous ont dû s'adapter :

-Certaines espèces sont toxiques pour les prédateurs (comme certains tritons)

-D'autres ont choisi de vivre cachées comme les Salamandres.

Enfin certaines espèces ont colonisé des milieux improbables comme les Proteus qui vivent reclus au fond de cavernes.

Seuls les anoures (grenouilles) ont su tirer leur épingle du jeu. Au prix d'une simplification drastique du squelette : un allègement spectaculaire puisque les grenouilles ont sacrifié leurs queues et même leurs côtes.

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